Des augmentations de loyer qui frisent « les 100 $ » par mois à Québec
Alors que la date limite pour les avis de renouvellement du 31 mars approche, le nombre de demandes d’aide auprès du Bureau d’animation et d’information logement du Québec métropolitain (BAIL) explose. Cet organisme a reçu 400 demandes de locataires avec des moyennes de 8,6 % d'augmentation. Sauf qu’avec les taux d’ajustement suggérés par le Tribunal administratif du logement (TAL), qui sont particulièrement élevés, la marge de négociation est presque En effet, en janvier, le Tribunal administratif du logement (TAL) a recommandé une hausse des loyers de 5,9 %. Il s'agit d'une hausse moyenne jamais vue en 30 ans au Québec. Selon un récent rapport de Rentals.ca, à Québec, le loyer moyen d’un trois et demi (appartement d’une chambre) a bondi de 12,1 % en février, pour atteindre en moyenne 1462 $ par mois, par rapport au même mois un an plus tôt. Quand on sait que les loyers sont rendus au-delà de 1000 $ [par mois], ben ça fait des augmentations qui frisent les 90 $, 100 $ dans bien des cas! Le TAL a d’ailleurs reçu près de 16 000 demandes de fixation ou de révision de loyer jusqu'à maintenant pour l'année 2024-2025. La saison de renouvellement des baux a été difficile pour Lara Bernier. Le loyer de son 5 et demi, qu’elle partage avec deux colocataires, a justement été augmenté de 100 $ par mois. Elle a toutefois choisi de déménager avec son conjoint pour partager les frais d'habitation et pour lui permettre d'épargner davantage. Nicole Dionne a reçu des centaines de dossiers de révision des loyers où la hausse moyenne de l’augmentation est de 8,6 %. Photo : Radio-Canada / Rosalie Sinclair La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) n’est pas étonnée de voir toutes ces contestations. Le taux d'inoccupation des logements est inférieur à 1 % à Québec. Photo : Radio-Canada / Sébastien Vachon Son organisation réclame toutefois une nouvelle formule de calcul du TAL Avec les informations de Flavie Sauvageau et de Marie-Ève Trudelnulle
, selon la coordonnatrice du BAIL, Nicole Dionne.Les locataires sont devant une situation où ils ont peu ou pas de contrôle. Ça, c'est extrêmement difficile. Ils sont vraiment captifs de ce marché-là
, considère Mme Dionne.Choix limités pour les locataires
De base, on avait déjà un loyer quand même assez dispendieux. […] C'est la limite, on ne peut plus accepter
, dit-elle avec dépit. Mon logement, c'est vraiment très beau, c'est toujours très propre, j'ai rien à dire.

Nouvelle méthode de calcul demandée
Évidemment, on comprend que c'est un poste de dépenses où ça fait mal
, affirme d'emblée son porte-parole, Éric Sansoucy, qui croit tout de même qu'un pas de recul
est nécessaire.Pour voir l'augmentation dans sa juste perspective, il faut savoir qu’en 2022-2023, les hausses recommandées par le Tribunal étaient nettement inférieures à l'inflation, tandis qu'en 2024-2025, alors que l'inflation ralentit, les hausses de loyer sont en rattrapage.

plus simple à comprendre
et plus simple à communiquer
.On milite pour une méthode de calcul qui va être plus facile à comprendre mais également qui va offrir plus de prévisibilité et plus de stabilité également
, mentionne Éric Sansoucy.Évidemment, on est dans un contexte où les hausses sont plus importantes que ce qu'on a vu dans le passé, parce qu'il y a beaucoup de volatilité au niveau de l'inflation.
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